On vient pour un paysage. On se souvient souvent de tout ce que l’on n’avait pas prévu d’y trouver.
Maurice se raconte facilement en images : un lagon, une plage, une montagne posée face à l’océan. C’est souvent ainsi qu’on l’imagine avant d’y arriver.
Puis le voyage commence vraiment. On entend plusieurs langues au cours d’une même journée. On passe devant une église, un temple, une mosquée ou une pagode. On découvre des traditions venues de plusieurs continents et une génération qui invente les siennes. Car derrière la destination se trouve une île en mouvement. Une île qui accueille de nouvelles influences sans oublier celles qui l’ont construite.
À Maurice la diversité ne se visite pas, elle fait partie du quotidien. Les héritages africains, européens, indiens et chinois ont façonné une société où les cultures se côtoient depuis des générations. Elles ont apporté leurs langues, leurs religions, leurs cuisines, leurs fêtes et leurs façons de voir le monde.
Et pourtant, l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Les nouvelles générations voyagent, étudient ailleurs, reviennent parfois avec d’autres références. Des talents venus d’autres pays s’installent ou collaborent avec l’île. De nouvelles pratiques apparaissent. Des projets se construisent à la rencontre de ces regards.
Maurice évolue ainsi par couches successives : elle accueille, adapte, mélange, sans nécessairement effacer ce qui était là avant. Une manière d’avancer qui se retrouve parfois là où on ne l’attend pas.

Prenez le rugby ! Sur une île où le football et les courses hippiques occupent historiquement une place importante dans la culture sportive, le rugby à 7 s’est progressivement construit son propre espace. Avec lui sont arrivées d’autres références, d’autres rencontres et une culture particulière du collectif. Le développement de la discipline raconte alors quelque chose qui dépasse largement le sport : la manière dont une nouvelle influence peut trouver sa place dans une société qui possède déjà ses propres traditions.
Jean-Baptiste Gobelet connaît bien cette histoire. Après la France et l’Afrique du Sud, l’ancien international français a poursuivi son parcours à Maurice, où il participe aujourd’hui au développement du rugby sur l’île.
Mais ce qui nous intéresse ici n’est pas tant son palmarès que ce qu’un terrain lui a permis d’observer : des générations qui se rencontrent, des cultures qui apprennent à jouer ensemble et une jeunesse qui s’approprie progressivement une discipline pour en écrire sa propre version.
À découvrir dans cette édition : Quand le rugby raconte Maurice
→ Lire la conversation avec Jean-Baptiste Gobelet

Cette capacité à absorber de nouvelles influences dépasse évidemment les terrains de sport. Elle se retrouve dans :
Ce mouvement ne signifie pas que Maurice abandonne ce qu’elle était. Il raconte plutôt une île suffisamment sûre de son identité pour continuer à l’enrichir.
C’est là que le voyage devient particulièrement intéressant. Parce qu’au-delà des paysages, on découvre une société qui ne se résume pas facilement : attachée à ses traditions et ouverte sur le monde, insulaire et profondément internationale, familière et surprenante à la fois.

Cette dynamique pose aussi une question à ceux qui viennent imaginer un projet à Maurice : comment apporter quelque chose de nouveau sans simplement reproduire ici ce qui fonctionne ailleurs ?
La réponse commence peut-être par l’écoute, comprendre un territoire, rencontrer ceux qui y vivent, travailler avec les talents et les savoir-faire qui s’y trouvent. Accepter aussi qu’une idée initiale évolue au contact du lieu.
C’est une réflexion qui accompagne l’histoire de MJ Développement à Maurice. Lorsque le groupe a imaginé Legend Hill sur les hauteurs de Rivière Noire, l’enjeu n’était pas simplement d’implanter un projet hôtelier dans un paysage spectaculaire, mais de créer une destination nourrie par ce qui l’entoure : ses talents, ses produits, ses artistes, ses équipes et sa manière de vivre.
On retrouve cette rencontre dans différents détails du lieu : une œuvre créée par une artiste mauricienne, une cuisine internationale signée Chef Glenn Viel qui se nourrit des produits et inspirations de l’île, des équipes qui donnent au séjour sa personnalité.
Le projet vient d’une vision. Le lieu, lui, la transforme.

Pour certains, Maurice restera le souvenir d’un voyage. Pour d’autres, l’île ouvre peu à peu une autre réflexion : et si l’on pouvait y vivre une partie de l’année, y entreprendre ou simplement y écrire un nouveau chapitre ?
Car s’installer à Maurice ne se résume pas au choix d’une adresse. Il faut découvrir un territoire autrement, comprendre ses usages, son cadre de vie et les possibilités qui s’offrent à ceux qui souhaitent construire une relation plus durable avec l’île.
C’est aussi l’un des rôles de MJ Développement : accompagner celles et ceux pour qui l’attachement à Maurice dépasse le temps des vacances, de la découverte du territoire à la concrétisation d’un projet immobilier et d’une nouvelle manière d’y vivre.
→ Découvrir les possibilités pour vivre et investir à Maurice

Il est facile de repartir de Maurice avec des images : Le Morne au coucher du soleil, la transparence d’un lagon, une route bordée de cannes à sucre, une table qui s’attarde. Mais découvrir une île, c’est aussi comprendre un peu de ceux qui l’habitent et de la direction qu’elle prend.
Maurice n’est pas seulement l’addition des cultures qui l’ont façonnée. Elle est aussi ce que les Mauriciens en font aujourd’hui et ce que les prochaines générations choisiront d’en faire demain. C’est peut-être là que se cache l’autre voyage, celui que les cartes postales racontent moins.
Profitez des journées les plus longues de l’année, d’une mer chaude et de l’esprit des fêtes : climat, activités et repères à l’île Maurice en décembre.
Repérez l’église au toit rouge de 1938, la vue sur le Coin de Mire et les plages voisines avant votre visite de Cap Malheureux, au nord de l’île Maurice.
Rencontre mauricienne : une conversation avec Daphné Doomun Comment raconte-t-on l’île Maurice sans utiliser les mots ? On découvre souvent l’île Maurice par ses paysages. Le bleu du lagon, les reliefs, les plages, cette lumière qui change au fil de la journée. Daphné Doomun, elle, la regarde depuis toujours avec les yeux d’une artiste. Franco-mauricienne, elle puise son inspiration dans une autre facette de l’île : sa végétation foisonnante, ses verts profonds, ses fleurs et cette nature tropicale qui s’impose partout au regard. Un univers qui nourrit son travail et s’est également invité à Legend Hill, où l’une de ses créations dialogue aujourd’hui avec le paysage qui l’a inspirée. Avec Daphné, nous avons voulu comprendre comment on raconte l’île Maurice lorsque, plutôt que les mots, on choisit les couleurs. Portrait de Daphné Maurice en une couleur ?Vert profond. Celui d’une végétation dense et généreuse, omniprésente dans les paysages de l’île. Maurice en un parfum ?Un mélange délicat de notes florales fraîches. Ces parfums qui accompagnent naturellement les jardins et la végétation tropicale. Maurice en un son ?Le chant des oiseaux. Celui qui accompagne la nature et compose une partie de l’atmosphère de l’île. Maurice en un mot ?Mystérieuse. Parce que derrière ce que l’on découvre au premier regard, Maurice conserve toujours une part que l’on ne connaît pas encore. Quand tu penses à Maurice, quelle est la première image qui te vient à l’esprit ? Avant tout, la luxuriance de sa végétation. C’est une profusion naturelle qui s’impose immédiatement au regard. À Maurice, la végétation est partout : dans les jardins, sur les reliefs, au bord des routes. Elle accompagne les paysages et donne à l’île une grande partie de ses couleurs. C’est probablement ce qui me vient en premier lorsque je pense à Maurice : cette abondance végétale, presque instinctivement associée à l’île. Y a-t-il une lumière, une couleur ou un détail de l’île qui revient souvent dans ton travail, presque malgré toi ? Et comment cette inspiration a-t-elle pris vie dans ta création pour Legend Hill ? Le vert, indéniablement. Il est devenu une sorte de fil conducteur végétal dans mon travail. Et il n’existe jamais vraiment un seul vert. Selon les plantes, la lumière ou l’environnement, il prend une multitude de nuances. À force de vivre entourée de cette végétation, elle finit naturellement par entrer dans ce que je crée. Pour Legend Hill, niché à flanc de montagne, il m’a donc semblé évident de faire écho à l’environnement qui l’entoure. J’ai travaillé les feuillages et les fleurs pour retrouver cette abondance tropicale dans l’œuvre. Une autre manière, finalement, de faire entrer le paysage à l’intérieur. → Découvrir Legend Hill et son environnement Si tu devais montrer Maurice à quelqu’un à travers une seule de tes œuvres, laquelle choisirais-tu, et pourquoi ? Je choisirais sans doute Cueillette Tropicale. C’est l’œuvre qui, pour moi, capture le mieux l’abondance et l’essence végétale de l’île. Elle ne représente pas nécessairement un lieu précis de Maurice. Et c’est justement ce que j’aime : il n’est pas toujours nécessaire de montrer un paysage pour raconter l’endroit dont il est né. Une végétation, quelques couleurs, une atmosphère peuvent parfois suffire à faire reconnaître une île autrement. Créer à Maurice, est-ce différent de créer ailleurs ? Quelle place le métissage de l’île occupe-t-il dans cette création ? C’est difficile pour moi d’établir une comparaison, car mon ancrage créatif a toujours été ici. Mais il est difficile de vivre au milieu de cette richesse visuelle — la végétation, les couleurs, les paysages — sans en être nourri d’une manière ou d’une autre. Et Maurice ne se résume évidemment pas à ses paysages. C’est une île faite de cultures et d’influences très différentes. Ce métissage ne dicte pas un style unique : il offre plutôt une immense bibliothèque de références dans laquelle chaque artiste peut puiser pour construire sa propre identité. C’est peut-être ce qui fait toute la richesse de l’art mauricien : il n’existe pas une seule manière de raconter Maurice. → Découvrir comment l’île Maurice inspire ceux qui créent ici Quand tu regardes l’art mauricien aujourd’hui, qu’est-ce qui te semble évoluer ou émerger ? Je trouve qu’il s’affranchit de plus en plus du cliché de la carte postale pour raconter l’île de l’intérieur. Les fresques murales immersives, les expositions dans des espaces alternatifs ou encore les hubs créatifs redessinent progressivement la narration locale. De nouvelles façons de créer émergent et, avec elles, de nouvelles manières de montrer Maurice. Si un voyageur voulait découvrir Maurice à travers l’art et la création plutôt qu’à travers ses paysages, où l’emmènerais-tu ? Au-delà des lagons, je lui conseillerais de se perdre dans Port-Louis pour observer le street art. Parcourir ses rues, regarder ses murs et découvrir comment les artistes s’approprient la ville, c’est aussi une autre manière de lire Maurice. Le dernier regard « À Maurice, je rêve de dodos. » Daphné Doomun
La Plantation Marguery
Black River Mauritius
Tel : +230 5509 8168
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